- Accueil Activités Autre Le paramédical : l’urgence d’une réforme

Le paramédical : l’urgence d’une réforme


Le corps paramédical est le plus important corps spécifique de la fonction publique avec plus de 130 000 personnes. C’est également le corps qui compte le plus de femmes. Plus décriés qu’adulés, les paramédicaux restent un corps marginalisé. Malgré leur rôle de cheville ouvrière du système de soins, ils font l’objet de peu d’intérêt aussi bien des médecins que des gestionnaires.
Ce peu de considération est certainement lié à la constitution originelle du corps paramédical. Au lendemain du recouvrement de l’indépendance nationale, il n’existait pratiquement pas d’infirmières diplômées autochtones. Les quelques aides infirmières présentes ont été rapidement promues surveillantes médicales et chargées d’organiser les soins. La formation des soins était limitée aux trois écoles existantes à Alger, Oran et Constantine. Elle était loin de répondre aux besoins. Face au manque crucial, le personnel technique et de service a été appelé à la rescousse. Il fut désigné sous l’appellation d’agents paramédicaux. Leur niveau dépassait rarement le niveau de certificat d’études, parfois il se limitait à une petite expérience acquise auprès du personnel soignant.

La réforme de la filière paramédicale opérée au début des années quatre vingt s’est voulue généreuse et ambitieuse en dépit du bon sens. A sa faveur 35 000 agents paramédicaux furent intégrés dans la filière paramédicale sur la base de l’ancienneté sans aucune formation. D’autres l’ont été également à des niveaux encore plus importants de technicien de la santé et de technicien supérieur de la santé. Pour répondre au besoin d’une médecine qui se modernisait et pour ne pas figurer en reste, 32 spécialités ont été prévues dans la filière paramédicale. Mise en place sans coordination, sans programmes d’études et sans objectifs, les résultats se sont avérés rapidement désastreux pour la santé publique. En septembre 1985, le nouveau corps mis en place par la réforme de 1980 comptait déjà quelques milliers de techniciens supérieurs de la santé dans les filières obstétrique, kinésithérapie, anesthésie, laborantins, techniciens de radiologie, prothèse dentaire… La filière soins infirmiers, la plus importante pour la santé publique ne comptait alors que quatorze techniciens supérieurs à l’échelle nationale. C’est au prix de mesures drastiques allant jusqu’à la suspension de la formation dans les autres filières pendant plusieurs années que la situation a été rétablie.

En fait, c’est à partir de cette période que le corps paramédical a commencé à faire sa mutation. Désormais, il n’était plus possible d’accéder à la formation qu’avec le baccalauréat. Cette évolution qualitative de la filière est restée longtemps peu perceptible car la masse des ‘intégrés’ ayant bénéficié de promotions de niveau en niveau était trop imposante, expliquant la méfiance du grand public.

La tragédie nationale a eu des effets très négatifs sur cette évolution. Aucune initiative de perfectionnement n’est venue renforcer cette mue et le niveau de formation n’a cessé de baisser. La formation des jeunes bacheliers ayant choisis la filière paramédicale est totalement et intégralement confiée à des paramédicaux plus âgés dont le niveau de base est extrêmement bas !...............

Commentaires (3)Add Comment
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hygieniste dentaire
Par malika, octobre 16, 2010
est ce que cette spécialité existe t elle en formation paramédicale en Algérie.
imaginez ce que ça pourrait créer de poste de travail à raison d'un ^poste par cabinet dentaire au niveau national, sans compter le secteur public.
permettez ma contribution, à l'adresse de tout interet, traitant le role de l'hgieniste dentaire:
* appliquer les techniques de contrôle et de prévention des affections bucco-dentaire;
* prendre des radiographies et détecter les maladies des dents et de la bouche;
* effectuer un travail minutieux, comme insérer des amalgames;
* confectionner des gouttières pour le blanchiment des dents;
* poser des boîtiers sur les dents afin de redresser la dentition;
* installer les appareils, les élastiques et les fils pour les ajustements conformément au traitement prescrit;
* effectuer les détartrages, manuellement ou avec des appareils ultrasoniques;
* être attentif aux appréhensions des patients;
* conseiller les gens sur la santé dentaire et l'hygiène buccale;
* enseigner aux patients les techniques de brossage et l'utilisation de la soie dentaire;
* faire de la prévention en santé publique.
la presse et le conseil de l'ordre pourraient contribuer à un tel projet, de portée sociale et d'envergure national, sachant que le système pré emploi permet d'embaucher ces compétences dont le salaire est pris en charge de l'ANEM, selon conditions.
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demande d'aide pour le memoire de fin d'etude
Par lynda, janvier 09, 2012
je s8 étudiante en 3eme année soins généreux, je cherche un thème qui englobe une problématique existant sur les lieux de travail pour mon mémoire . merci
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...
Par KENAOUI MERIEM, octobre 05, 2012
les personneles de lATS de la santé qui ont acquis une expirience de 15ans et plus, n'ont bénificier aucune avancement ou promotion au niveau de l'hopital de B.E.F

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