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Environnement

Introduction

Notre environnement nous fournit, ainsi qu'aux autres animaux et aux végétaux, tout ce qui est indispensable à la vie. L'air contient l'oxygène qui permet la respiration. L'eau, les éléments minéraux nutritifs présents dans le sol, la nourriture fournie par les plantes et les animaux permettent notre survie. Le système que constitue l'environnement fonctionne de telle façon que les matières nécessaires sont toujours disponibles en quantité suffisante. Le gaz carbonique (dioxyde de carbone) qu'expirent par exemple les animaux est consommé par les plantes qui délivrent de l'oxygène en échange. Le soleil fournit l'énergie nécessaire à ces réactions et à d'autres. Il est le moteur de tous les processus environnementaux, des cycles de transformation et d'échange de nombreuses matières dont nous aurons à parler.
L'environnement est divisé en plusieurs compartiments, à commencer par l'atmosphère, enveloppe d'air de la planète. Nous avons ensuite des eaux, qui composent l'hydrosphère, et des terres émergées. Celles-ci sont constituées de roches solide, ( lithosphère) et du sol (pédosphère). Tous les organismes vivants (hommes, animaux, plantes, etc.) qui se développent dans ces divers compartiments de l'environnement appartiennent à la biosphère. Les compartiments de l'environnement sont interdépendants et sous l'influence les uns des autres. Ce système global, complexe ne fonctionne toutefois que dans un cadre bien déterminé. Son équilibre dynamique peut être rompu par des agents extérieurs. Des dommages, des modifications irréversibles ou des destructions de secteurs entiers de l'environnement peuvent en résulter. La présence ou le manque de certaines substances dans l'air, l'eau ou le sol influencera dangereusement l'existence d'êtres vivants, provoquant parfois leur disparition. Tout un chacun devrait donc se comporter aussi pru¬demment que possible avec son environnement.

L'environnement

Notre planète est la troisième du Soleil dont elle est en moyenne distante de 149 millions de kilomètres. D'un diamètre de 40 000 km à l'équateur, son volume est évalué à 1 083 milliards de kilomètres cube. Sa surface, recouverte à 70% par les eaux, est d'environ 510 millions de kilomètres carré.

La « terre » ne représente qu'une partie infime du volume de la Terre. Vers son centre, entre 6 370 Km et 5 200 Km de profondeur, la planète serait en effet constituée d'un noyau de nickel et de fer. Plus près de nous, entre 5 200 Km et 2 900 Km, ce noyau est liquide. Non loin de la surface, de 2 900 Km à 50 Km, nous trouvons une couche appelée le manteau puis, sous nos pieds, entre 50 Km et la surface, se situe la croûte terrestre, la couche la plus externe.

La partie la plus superficielle de la croûte terrestre, d'une ving¬taine de kilomètres d'épaisseur, est appelée lithosphère (du grec lithos pierre). Lorsqu'elle n'est pas immergée, la lithosphère est le plus souvent recouverte par la « terre » des sols dont l'ensem¬ble constitue la pédosphère (du grec bedon, sol). Lithosphère et pédosphère, qui en est une différenciation, jouent un rôle im¬portant dans notre environnement.

- Les eaux, milieu vital originel de tous les organismes, con¬stituent un autre compartiment important de l'environnement qu'on appelle hydrosphère. La quantité totale d'eau terrestre sous forme solide (glace), liquide ou gazeuse (vapeur d'eau)
est estimée à 1,384 milliards de kilomètres cube. Le cycle de l'eau donne lieu à d'importants échanges d'éléments (oxygène, éléments minéraux nutritifs, etc.) de l'environnement.

Notre environnement est un système constitué par l'air (atmosphère), l'eau (hvdrosphère), le soi (pédosphère et lithosphère) et les êtres vivants (biosphère).

L'enveloppe gazeuse terrestre ou atmosphère, doit sa compo¬sition actuelle à une longue histoire, confondue en partie avec celle de la planète. Primitivement, elle était constituée principalement de vapeur d'eau, d'oxyde de carbone, d'azote, d'hydrogène et de composés sulfurés, produits de dégazage. Sous l'action énergique de rayonnement solaire ultra¬violet, ces composés se sont dissociés, libérant leur oxygène, d'importance vitale. Les premières plantes se développèrent. Elles sont aujourd'hui, grâce à la photosynthèse, les seules pro¬ductrices d'oxygène.

L'atmosphère contient aussi divers gaz rares, en faible proportion. Sa composition volumétrique actuelle, qui ne s'est établie que très lentement, est de 78% d'azote et de 21 % d'oxygène. Des traces d'autres gaz (gaz carbonique, méthane, hydrogène, ozone, gaz rares, etc.) constituent le reste.

La biosphère est enfin le compartiment qui inclut tous les êtres vivants (hommes, animaux, plantes, etc.).

Tous les compartiments de l'environnement sont interdépendants. Sans eau, par exemple, la vie sur terre, la biosphère, serait impossible. Le Soleil, par son rayonnement, y est la source d'énergie de tous les processus. Les interactions et les échanges de matière entre les diverses unités y font régner un équilibre propice à la vie. Les déséquilibres y sont temporaires, compensés par des mécanismes autorégulateurs, très lents, compares aux actions de l'humanité.

Le système ne fonctionne cependant de façon satisfaisante qu'entre certaines limites. L'autorégulation n'est plus possible si les acteurs de déséquilibre sont trop importants. Des modifications, parfois irréversibles ou destructrices, en sont la conséquence.

- Composition

Le mélange gazeux, qui n'a que très peu varié depuis des millions d'années, est essentiellement constitué d'azote (N2, de Nitrogène) et de 21% (en volume) d'oxygène (O2). Les molécules de chacun de ces gaz comptent deux atomes (N2, O2). Les autres gaz ne font qu'environ 1 % du mélange. On y trouve principalement de l'argon (Ar) et du gaz carbonique (CO2), mais aussi de l'ozone (03), en plus petite quantité mais de grande importance. Ce gaz se forme à partir de molécules d'oxygène (O2) sous l'influence du rayonnement ultraviolet. Certaines molécules d'oxygène sont cassées et chaque atome isolé d'oxygène (0) se recombine avec une molécule intacte (OZ) pour former une molécule d'ozone (03)

- Mers et océans

Les mers et les océans recouvrent environ 70% de la surface du globe, soit 361 millions de km2. Les continents, Amérique, Europe et Asie, Australie sont séparés par trois grands océans. L'océan Pacifique recouvre, avec 180 millions de km2, la plus grande surface. Viennent. ensuite l'océan Atlantique (82 Millions de km2) et l'océan Indien (75 millions de km2). Les autres mers (Méditerranée, Manche, Baltique, etc.) occupent ensemble une superficie d'environ 22 millions de Km 2 .

- Eaux continentales

Les eaux continentales sont dues aux précipitations, étape du cycle de l'eau. Ces eaux se répartissent en eaux courantes et eaux dormantes (calmes ou lentisques), Les eau dormantes sont, représentées par exemple par les quantités d'eau plus ou moins importantes dues aux précipitations recueillies dans les lacs et les étangs qui ne sont pas, le plus souvent, en communi¬cation directe avec la mer.

- Le sol

Le sol, est une autre composante du système «environnement». Lors de la formation de la planète, il y a plus de quatre milliards d'années, des éruptions volcaniques et le pro¬cessus de refroidissement constituèrent à sa surface une solide croûte terrestre.

- Faune et flore


Tous les organismes vivants de la planète appartiennent à la biosphère. Ils sont regroupés sous ce concept unique, hommes, bêtes, plantes et micro-organismes, qu'ils nagent, volent, rampent, battent des cils ou restent plantés. Leur masse constitue la biomasse. Le milieu de vie des organismes de la biosphère s'étend des fonds marins aux couches les plus proches de l'atmosphère, en passant par le sol où vivent certains animaux, champignons ou plantes inférieures. La biosphère inclut la flore, ensemble des végétaux, et l'ensemble des animaux qui consti¬tuent la faune.
Faune et flore aquatiques Faune du sol

Nuisances et atteintes à l'environnement. Comment les éviter ?

C'est d'un environnement idéal qu'il a été question jusqu'à maintenant. L'air, l'eau, le sol et les êtres vivants y ont été présentés avec leurs caractéristiques normales. Les substances nécessaires à la conservation des divers compartiments de l'environnement sont échangées lors de cycles biogéochimiques dont l'énergie solaire est l'énergie motrice.

La réalité est toutefois différente. Des pollutions et des agres¬sions comme la déforestation, la régulation des cours d'eau ou l'exploitation des richesses du sous-sol perturbent l'envi¬ronnement et le modifient de façon alarmante qui peut être partiellement irréversible.

- Mesures sur l'environnement


. L'atmosphère, outre les gaz vitaux normalement présents, comme l'oxygène, l'azote, contient certaines substances indésirables, voire toxiques. II en va de même du sol et des eaux. Que certains éléments viennent à manquer, que d'autres soient présents en excès et le système est perturbé, parfois de façon assez notable pour rendre la vie problématique dans l'un ou l'autre des compartiments.

Pour y parer, il est important de surveiller l'état de l'environnement. Des contrôles sérieux sont donc absolument nécessaires. L'état, les collectivités régionales et locales, les associations font déjà beaucoup dans ce domaine. Des réseaux de mesure vérifient en permanence la qualité de l'air, des eaux, des sois. Divers organismes se préoccupent de la collecte de données concernant les pollutions et leur impact, de leur maintien entre certaines limites. D'autres prennent en compte les problèmes de traitement des déchets, les risques technologiques, l'information des populations sur les problèmes d'environnement et beaucoup d'autres questions encore.

- Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?


Autrement dit, y a-t-il des raisons profondes à notre comportement de pollueurs et à notre attitude irresponsable ? La réponse à ces questions passe par un historique des rapports de l'homme et de la nature et par l'exposé des grandes tendances qui continuent de régir les mouvements écologistes.

Pouvons-nous sortir de cette spirale descendante qui fait de l'homme une machine à consommer et à jeter, et de la nature un réceptacle souillé bientôt saturé ?

Oui, les solutions existent : citons la réglementation. les incitations fiscales et bien sûr un développement rapide des écotechnies. Sans oublier que les mesures à prendre sont liées les unes aux autres et que chaque pays procédera différemment du fait de son organisation socio-économique, distinguant trois types de ressorts pour un renouveau écologique : juridique, économique et technologique.

Concrètement, que doit-on faire ?


Quel est le rôle des différents acteurs économiques depuis les autorités internationales jusqu'à l'individu en passant par l'entreprise et la collectivité territoriale, les grandes lignes de la responsabilité civique et l'appartenance à un projet de solidarité mondiale.

- Outre les États et leurs collectivités, figurent :

• Les organisations internationales ;
le Conseil Nordique, l'Organisation de coopération de développement économique, le Conseil de l'Europe, les Communautés européennes, le programme des Nations unies pour l'Environnement, l'Organisation maritime internationale, l'Agence internationale de l'énergie atomique, l'Organisation Mondiale de la Santé...

• La Banque Mondiale

• Les Organisations non gouvernementales ( ONG ) ex: Greenpeace, les Amis de la Terre, WWF...

Les organisations à statut hybride représentant les États et ayant des activités privées, par exemple l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

• L'opinion publique internationale et les associations qui la reflètent.
Pour expliquer le succès et l'importance de ce nouveau droit, il faut en signaler la vocation.

Le droit international de l'Environnement vise l'intérêt commun de l'humanité ou au moins d'une communauté d'États. Sa finalité est de préserver les espèces, la faune et la flore, le milieu marin, le patrimoine mondial, culturel et naturel, et la coopération entre États. Selon Alexandre Kiss, ces orientations auront une influence sur les orientations futures de tout le système juridique.

- LE JURIDIQUE


Le droit de l'Environnement est un droit international, du fait, par exemple, que les pollutions aériennes ou aquatiques ignorent les frontières. Son objet est de sauvegarder les éléments de l'Environnement essentiels au maintien des grands équilibres qui régissent la vie de notre planète et dont dépend la survie de l'humanité [Alexandre Kiss].

Le droit de l'environnement est un droit hétéroclite, car il est rarement le résultat d'une lente maturation. C'est ainsi que la coutume, dont la formation est par définition lente, y a une fonction relativement modeste.

- L'environnement concerne aujourd'hui chaque Etat, chaque société et chaque homme. Certains organismes non gouvernementaux ou internationaux ont accompagné cette prise de conscience, et la Banque Mondiale par exemple, s'est engagée comme partenaire financier dans le domaine de l'environnement.

- Les étapes d'une prise de conscience

En 1972, à Stockholm, la première conférence internationale sur l'Environnement traite des rapports de l'homme à la nature.

En 1992, à Rio 20 ans plus tard, 108 chefs d'État signent l'approbation d'un programme planétaire visant à réconcilier le développement et l'environnement. Entre ces deux dates, des réunions des autorités internationales ont eu lieu régulièrement (Montaigu Bay, Montréal...) sur des sujets divers de droit international de la mer, les trous d'ozone...).

La mobilisation internationale aujourd'hui est réelle. Les acteurs économiques et décideurs politiques ont réagi à la gravité des enjeux de l'Environnement planétaire. Pourtant. cette réaction n'a pas été spontanée. Elle a été précédée d'un mouvement d'opinion - la vague écologique des années 1970 - et a été aidée par des organisations non gouvernementales très actives dont les plus connues sont Green Peace, le WWF et les Amis de la Terre.

De ce fait, les déclarations de Rio sur le climat, la biodiversité ou les droits de l'homme à un environnement sont accompagnées d'un Agenda 21 qui tente de chiffrer les interventions prioritaires d'un Fonds mondial pour l'Environnement. Par exemple, empêcher le Brésil de détruire sa forêt tropicale ou interdire le morcellement arbitraire de l'Antarctique. Le cas du Brésil est urgent. La résiliation de sa dette - très importante - est le seul moyen de lui permettre de refaire son économie sans détruire sa forêt. Quant à l'Antarctique. interdire son morcellement revient à renoncer à l'attribution de ses réserves non encore exploitées. Dans les deux cas, il s'agit de « sanctuaires de l'humanité » que l'homme ne peut raisonnablement détruire. Il doit donc payer le prix de leur conservation.

Une police verte

Pour conserver ces espaces. les surveiller mais aussi contrôler la pollution planétaire et punir l'illégalité, une Police verte internationale a été suggérée. Il s'agira sans doute d'une milice hautement qualifiée et utilisant les techniques les plus modernes de détection et de transport. Être mobile, rigoureux et efficace seront les trois qualités de cette élite qui pourra ainsi apporter sa contribution au progrès des sciences, à la répression des fraudes et à la sécurité planétaire.

Une taxe planétaire


Une autre idée a été également suggérée : celle d'une taxe planétaire imposée à chaque individu. II est encore trop tôt pour juger de l'impartialité d'une telle taxe. Ne serait-il pas plus judicieux de soumettre les fraudeurs à des amendes exemplaires et dissuasives que d’imposer à tout le monde une taxe ?

Pratiquement


Quelques conseils ont été proposés pour une action concrète dans le domaine de la préservation de notre environnement :

• Au supermarché : n'achetez pas plus qu'il ne faut et veillez aux labels verts • Chez le libraire, à la maison ou au bureau : préférez le papier recyclé.

• En bon citoyen : disposez chez vous un tri de vos ordures en mettant chaque catégorie dans une poubelle à part [papiers/carton,. verre. déchets organiques. autres (plastiques.ferrailles...)]. Vous pouvez même fabriquer vous-mêmes votre propre compost en conditionnant vos déchets organiques.

• Chaque fois que cela vous est possible, circulez à pied ou à vélo.
• Préférez des transports en commun (trains, bus) à l'automobile vous éviterez embouteillages et accidents… et pollution.

• Programmez des vacances en plein air loin des traditionnelles migrations de l'été vers la côte ou l'hiver vers les pistes ; certains loisirs sportifs, comme la randonnée en moyenne montagne, ou le ski vous enchanteront par la diversité des paysages et le silence des grands espaces.

• Surtout ne succombez pas au stress entretenu par les rythmes de la vie moderne, le stress se combat par une planification quotidienne de deux ou trois objectifs à atteindre, par une limitation des activités et un juste équilibre entre le temps donné au travail. à l'alimentation, au sommeil, à l'information, aux loisirs...

• Enfin, lisez pour continuer d'enrichir votre connaissance des grands équilibres de la planète, des acteurs, des contraintes et de la prospective environnementale.

Un dernier conseil : l'observation de la nature enseigne la parcimonie, car elle l'utilise dans l'entretien de tous ses équilibres. Cette parcimonie - dans le sens de frugalité - peut résumer la démarche qu'il faut adopter pour vivre en harmonie avec la Terre. L’un des grands principes enseignés par le Coran est d’éviter le gaspillage, c’est plus que jamais vrai dans le domaine de l’environnement.

L'univers du Vivant ne cesse de nous enseigner l'économie d'énergie ; nous nous en sommes éloignés en nous créant des besoins toujours plus importants. N'est-ce pas tout simplement à une remise en question de nos rythmes de vie et de nos préoccupations que nous convie la nature à l'aube du IIIème millénaire ?
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